VIII CONGRES DE GNIEZNO : "FAMILLE, ESPOIR DE L'EUROPE"
Nous avons le plaisir de vous inviter cordialement au nouveau Congrès de Gniezno.
"Famille, espoir de l'Europe" – c'est la devise du huitième et prochain Congrès de Gniezno qui aura lieu du 25 au 27 septembre 2008 à Gniezno, berceau du christianisme en Pologne, ville de saint Adalbert considéré par Jean-Paul II comme patron de l'unité de l'Europe.
Cette fois, le thème central du Congrès est la famille – premier environnement de vie et de formation de l'homme. Nous désirons montrer combien la question du couple et de la famille est essentielle pour l'avenir de l'Europe, et que la réflexion sur le couple et la famille est en fait en lien étroit avec la réflexion sur l'Eglise, la politique et l'Europe.
Nous, Européens, traversons une crise de la famille. Sa définition même est aujourd'hui remise en question en tant que lien durable entre un homme et une femme unis par l'amour, dont le but est la mise au monde et l'éducation des générations suivantes. Nous assistons à la dislocation de ces liens, à une aversion grandissante à avoir des enfants, et à une augmentation de la vie individuelle et solitaire.
Qu'est-ce que la famille ? Quel est son avenir ? – en Europe, il faut un débat de grande envergure sur ce sujet. Nous sommes convaincus que nous, chrétiens, devons prendre une part active à ce débat. Pour cela, il est nécessaire d'entreprendre une réflexion approfondie sur notre propre identité, sur notre propre compréhension du concept de la famille, de son sens, de son but, de ce qui nous divise à ce sujet, mais surtout – ce qui nous unit.
Nous invitons à cette discussion des experts provenant du monde entier, des représentants des Eglises et des religions, des politiciens, des savants et des économistes. Nous invitons également de nombreuses organisations non-gouvernementales, des mouvements et des communautés religieuses, des fondations et des associations qui centrent leurs activités sur la famille et sa promotion. Mais nous voulons surtout adresser nos invitations aux familles. Nous sommes conscients que nous devons entamer le débat sur le rôle de la famille en Europe par un renouvellement de nos propres familles.
La famille dans le monde actuel – chemin de civilisation ?
Le programme de ce Congrès se base sur trois piliers thématiques, réalisés en journées spécifiques de débats.
Le premier jour sera consacré à une discussion générale sur la vision et les devoirs de la famille qui divise fortement le monde contemporain et l'Europe. C'est pourquoi des personnalités et des experts tels que le professeur Georges Weigel, philosophe et écrivain américain, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, et successeur du cardinal Lustiger, Wanda Półtawska, proche amie de Jean-Paul II ont été invités au débat "Chemin de civilisation sur la famille".
Une autre discussion, "la révolution sexuelle après 40 ans", s'intéressera aux effets de la révolution morale qui s'est produite depuis quelques dizaines d'années. Elle tentera également de répondre à la question de savoir si le monde d'aujourd'hui continue à suivre cette direction qui, de manière symbolique, a débuté en 1968 ou bien si une autre direction est prise en considération.
La vision biblique de la famille sera présentée, cette vision commune au judaïsme et à la chrétienté. Un débat interreligieux suivra cette discussion avec également la participation de représentants de l'Islam.
Lui – Elle, et puis après?
La deuxième trame fondamentale de ce Congrès sera une réflexion commune centrée sur des réponses à la question : comment vivre en famille et comment y construire une relation ? Comment vivre l'amour de manière à ce qu'il soit un chemin de bonheur ? Car chacun de nous est appelé à l'amour. Or le chemin de l'amour est parfois plein de détours.
Des psychologues célèbres, des jeunes amoureux ainsi que des couples mariés depuis longtemps partageront avec nous leurs expériences pour savoir comment construire l'amour aux différentes étapes de la vie. Ensemble nous chercherons des réponses à diverses questions telles que : la contraception est-elle constructrice ou destructrice d'amour ?
Comment donc parler d'amour – non pas sous forme d'interdictions, d'ordres ou de limitations – mais afin de nous permettre de nous réaliser pleinement au travers de ce don. Comment le sauvegarder alors que nous vivons dans un environnement de "culture du sexe" dans lequel sa vente et sa consommation sont placées très haut dans la hiérarchie des valeurs. Nous voulons nous référer à "la théologie du corps" de Jean-Paul II considérée comme l'une des principales réalisations de son pontificat, mais l'Eglise elle-même a des difficultés à transmettre ce message.
Nous donnerons beaucoup de place au dialogue dans la famille et à l'éducation. Comment être mère, comment être père dans une société qui dévalue toute forme d'autorité ? La spiritualité dans le couple doit-elle être réalisée ensemble ou individuellement, et quelle est sa signification pour la famille ?
Nous chercherons également des réponses à des questions telles que : comment réaliser la vocation à l'amour, quoique ne vivant pas un engagement matrimonial concret. Comment répondre à cet appel en étant prêtre, célibataire, vivant seul ou même ayant une orientation homosexuelle ?
Une place importante sera donnée à une réflexion sur la famille appelée à une vocation particulière telle que l'handicap, la famille nombreuse ou au contraire la stérilité. Enfin, que faire en cas de catastrophes se terminant par la dissolution familiale, quand cette situation est une obligation et pas seulement une défaite.
Cette partie du Congrès – consacré aux relations dans la famille – sera complétée par de nombreuses réunions en ateliers au cours desquelles nous pourrons vivre et résoudre des situations concrètes concernant les relations aux autres ou dans nos familles.
L'Europe et la Pologne : familiales ou anti-familiales ?
Le troisième jour du Congrès sera consacré à la place de la famille dans la société et dans l'état. Nous rechercherons ensemble la responsabilité de la politique dans les affaires familiales, en Europe et en Pologne. C'est là une sphère très développée dans la plupart des pays de l'Union Européenne, alors que chez nous elle est pratiquement inexistante. Les dépenses consacrées à la politique familiale sont parmi les plus basses en Europe. Le soutien apporté à la famille dans sa fonction procréatrice et éducative est aussi le plus bas en Europe. Les allocations pour les enfants sont les plus faibles parmi les états de l'Union, plus faibles même qu'en Ukraine et en Russie.
Il est urgent de provoquer en Pologne un débat d'importance sur ce sujet. D'autant plus que toutes les idées lancées jusqu'à maintenant dans le but de soutenir la famille dans son rôle fondamental, sont considérées comme un essai de retour au socialisme. Alors qu'"investir dans la famille" est l'un des investissements les plus fructueux à long terme tant pour la société que pour l'état.
Dialogue œcuménique et interreligieux
Nous espérons que ce Congrès - désormais traditionnel - "Famille, Espoir de l'Europe" sera un lieu important de dialogue œcuménique et interreligieux. Nous sommes convaincus que la crise de la famille est si puissante que, pour la combattre, nous devons travailler ensemble et non chaque Eglise individuellement. Qu'une association dans ce sens doit être fondée sur la collaboration entre les trois religions monothéistes pour lesquelles, malgré leurs différences, la famille a toujours été une priorité.
Voilà pourquoi, en plus du débat œcuménique et interreligieux sur ce sujet, un des moments forts du Congrès sera consacré la prière publique des représentants de ces trois religions à l'intention de la famille en Europe.
Débats, témoignages et prière
Voilà trois éléments sur lesquels, depuis des années, s'appuie le programme des Congrès de Gniezno. Ce Congrès sera non seulement un évènement mais une expérience de vie pour les participants tant que pour les habitants de la ville de Gniezno. Le soir du 26 septembre sera organisée, sur la Grand-Place de Gniezno, une grande fête de la famille sous forme de liturgie, de concert et de prière. Cette fête sera animée par le Père Jan Góra.
La spiritualité du Congrès ne consiste pas seulement à l'écoute de témoignages, conférences ou débats mais à la prière commune, aux chants communs, à l'Eucharistie commune. Tout cela dans l'esprit de partage des dons reçus. La multiplicité des mouvements, nationalités et confessions religieuses représentés fera de ce Congrès un évènement social majeur permettant des rencontres et des expériences personnelles. Ce sera l'occasion de connaître d'autres pays, d'autres Eglises, d'autres personnes et de trouver une inspiration nouvelle pour élargir l'idée de la Rencontre dans nos milieux.
Participants
Le Congrès "Famille, Espoir de l'Europe" est adressé aux responsables de plus de 250 organisations chrétiennes en Pologne et dans d'autres pays d'Europe, tenant compte particulièrement des pays d'Europe centrale et orientale et plus particulièrement des pays du groupe de Visegrád. Nous invitons des Allemands, Autrichiens, Anglais, Belges, Biélorusses, Espagnols, Estoniens, Français, Hollandais, Hongrois, Italiens, Lithuaniens, Lettons, Polonais, Roumains, Russes, Slovaques, Tchèques, Ukrainiens. Nous prévoyons environ mille participants et parmi eux plus de 100 personnes des pays de l'ancien bloc soviétique. La majorité des participants à ce Congrès viendra néanmoins des pays du Groupe de Visegrád.
Les organisateurs considèrent qu'il est très important de ne pas limiter le Congrès aux pays de l'actuelle Union Européenne, mais qu'il devienne un pont vers l'Est, facilitant le dialogue avec les élites chrétiennes de ces pays.

wersja polska
FR
DE